les confitures en été

L'été, c'est le temps des rencontres, du plaisir d'échanger, d'engranger la bonne humeur et le plaisir de faire goûter les nouvelles confitures auprès de mes amis avant de les présenter dans les salons gastronomiques. 

Parler de confitures d'été, c'est respecter la saisonnalité de la production des fruits. Tout commence avec le mois de Juin où timidement les abricots apparaissent puis les fraises et la framboise. En juillet, c'est le temps des cerises, groseilles et autres fruits rouges. Le festival continue en août  avec les pêches, prunes et melons. Le calendrier des fruits est si varié qu'il propose une multitude de choix au moment des confitures

 Confiture ? Gelée ? Marmelade ?

Une bonne confiture  traditionnelle  est une préparation avec des fruits entiers ou en morceaux et du sucre. Par contre une confiture allégée en sucre ne peut s'appeler "confiture" qui devient une "spécialité aux fruits. Et si vous voyez une confiture avec la mention "sans sucre ajouté" cela veut tout simplement dire que le sucre est remplacé par du fructose qui a un pouvoir hautement plus sucrant que le sucre cristallisé et se conserve beaucoup moins longtemps que la confiture au sucre traditionnelle.

La gelée est un produit plus raffiné, avec une jolie couleur chatoyante, élégante à la saveur plus subtile. On n'utilise que le jus de fruits frais cuit avec le sucre. Dans ce domaine, vous avez la gelée de fruits, de fleurs, aromatiques, gelée de vin et gelée de thé. Ici place à de surprenantes réalisations gourmandes.

La marmelade traditionnellement est imputée aux agrumes comme l'orange amère. Mais à l'origine le mot marmelade vient du portugais "marmelada" qui désignait une une préparation de coings cuits avec du sucre et du ciel. Et si on remonte encore dans le temps, les Romains nommaient "melimelum" une sorte de confiture préparée avec du miel et des pommes. Cette variété de pomme "melimelum " peu acide voisine du coing serait l'origine dirrecte de la marmelade. Aujourd'hui le principe de base pour réaliser une marmelade avec le fruit entier ou coupé en morceau est de laisser macérer toute une nuit le fruit dans le sucre. Le sucre doit est égal au poids du fruit. La cuisson sur le feu va faire obtenir une purée épaisse et il est impossible d'en identifier le fruit à la différence de la confiture traditionnelle. Depuis 1981, la marmelade est réservée aux seules préparations à base d'agrumes.

bibliographie consultée :

dictionnaire Larousse, Revue Rustica, éditions ATLAS (réussir ses confitures)

 

  

 C'est le signe du renouveau de la nature après ce long hiver qui n'en finissait plus. Le soleil arrive timidement mais déjà les délicates senteurs de fleurs s'éparpillent au gré du vent  comme la violette, la pâquerette, le joli coucou, le sureau.

Je suis ravie de toutes ces couleurs qui envahissent mon environnement ; Ici à Vélizy, petite ville des Yvelines, nous sommes entourés par la forêt , beaucoup d'étangs avec de grands parcours de promenades.

La vie est agréable et cela me donne de l'imagination pour confectionner à ma guise mes confitures !  Pour les fruits, je vais cueillir moi-même dans les vergers d'une ferme à Jouy en Josas,  les fraises, framboises, rhubarbe au fur et à mesure que la saison avance. C'est un moment que j'adore qui  me rappelle mon enfance en Savoie et plus tard devenue maman de cinq garçons en Seine et Marne, où je m'attelais à faire pousser mes premières fraises  mais qu'un petit malin passait tous les matins en sortant de son lit pour les croquer... donc obligée de multiplier la place pour un rendement plus conséquent et c'est là que les premiers pots de fraises sont nés. Après cette réussite, le jardin s'est agrandi de plus en plus pour laisser une place aux légumes que je transformais au fur et à mesure pour la consommation d'hiver grâce à un stérilisateur  que j'avais déniché dans un vieux magasin de quincaillerie à la campagne.. Je faisais aussi mes yaourts maison mais pas question  de les servir avec du sucre... non, non ! On sortait du placard... un pot de confiture !!!

Vous voyez, cela ne date pas d'hier et cela a toujours fait partie de mon univers.

Aujourd'hui, j'ai transformé ma passion et j'en ai fait mon métier.

Etant d'un tempérament à ne pas me contenter d'à peu près, je me suis lancée dans ce projet de confitures artisanales avec sérieux et rigueur. Arès avoir ficelé mon projet, je l'ai présenté à la Couveuse des Yvelines qui a retenu ma présentation et m'a offert pendant un an, une structure gratuite pour mettre en place et pérennisé mon projet.

Entre temps, j'ai suivi un stage de confiturière en Bretagne qui a conforté mon idée dans cette voie.  Puis pour être sûre que je ne me trompais pas dans ma décision, j'ai pris le risque de m'inscrire à un concours national  de producteurs professionnels. On pouvait choisir librement sa catégorie et sa région. J'avais donc décidé de concourir comme confiturière pour l'Ile de France. Voilà comment je fus remarquée, sélectionnée étape par étape pour finir t deuxième finaliste Talents Gourmands concours organisé par Bottin Gourmand et le Crédit Agricole qui était présidé par Yannick Alléno, chef  cuisinier français triplement étoilé.

Tout ira très vite après, Très sollicitée dans le milieu gastronomique, je suis rentrée dans la prestigieuse association du Collège Culinaire de France où je suis toujours. Pour m'aider à faire face à ce démarrage en trombe, je me suis adressée à l'ADIE qui aide à la création de l'entreprise sous toutes ses formes. Peu de temps après, j'étais inscrite à la Chambre du Commerce et de l'Artisanat des Yvelines.

Au bout de quatre années, toujours fière, imaginative, j'étoffe ma production de confitures en proposant de subtils mariages gourmets  entre le sucré et le salé  Toujours avec le même bonheur, j'aime présenter mes nouvelles créations  en parler, les faire goûter dans les salons. J'ai remarqué dernièrement dans un salon de créateur que les amateurs de confitures sont des personnes qui aiment la vie et  d''une grande générosité  envers leur prochain. Et ça, cela me plaît !